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Manufacture
Horloges Comtoises Franche-Comté

Horlogerie de Franche-Comté

Deux objets, une même main

L’horloge de parquet, dans la cuisine. La montre de poignet, au poignet. En Franche-Comté, les deux sortent de la même chaîne de savoir-faire : la même coupe de laiton, la même patience d’ajustage, la même main.

01 — Deux ancrages

Le meuble qui sonne, l’objet qui se porte

L’horloge comtoise a pendant près de deux cent trente ans réglé le " temps des fermes franc-comtoises. La montre de poignet, née dans le même pays un siècle plus " tard, a pris le relais quand le train et l’électricité ont rendu l’horloge de parquet inutile. Les deux objets se regardent aujourd’hui face à face : l’un ancre le temps dans la maison, l’autre l’accompagne dans la rue.

Ce site les traite séparément, sans les confondre. Il raconte d’où ils viennent, comment ils fonctionnent, qui les fabrique encore, et où aller les voir.

02 — Le geste central

Une comtoise bat le temps ; une montre le divise

Le balancier d’une horloge de parquet oscille lentement : une oscillation de quelques secondes suffit à faire avancer l’aiguille des minutes. Il faut lever la gaine d’un meuble, descendre le poids de fonte, et écouter un tic-tac large, irrégulier aux yeux, régulier à l’oreille.

La montre de poignet fait l’inverse. Elle divise la seconde en battements minuscules ; son organe régulateur, le balancier annulaire, oscille plusieurs fois par seconde. Entre la lenteur de l’horloge de salon et la vitesse de la montre de sport, toute l’histoire de la précision comtoise se joue.

Voir la mécanique et le balancier en détail

03 — Trois repères

Ce qu’il faut savoir avant de commencer

Repère 01

Un atelier, pas une usine

Les premières horloges comtoises apparaissent vers 1680, très probablement dans la région de Morez. Au XVIIIe siècle, chaque horloge est pratiquement unique : l’artisan horloger en réalise lui-même la quasi-totalité des pièces, quelques dizaines par an.

Repère 02

Deux mécanismes, une cage

Une comtoise associe deux mécanismes côte à côte : l’un pour la marche, l’autre pour la sonnerie. Tous deux sont logés dans une cage de fer démontable, entraînés par deux poids en fonte, et régulés par un long balancier.

Repère 03

Presque tout se fabrique encore

La manufacture horlogère Vuillemin, à Franois, est aujourd’hui le dernier fabricant français de mouvements mécaniques pour horloges de parquet : selon l’entreprise, plus de 96 % de la production nationale en sort.

04 — Cinq pôles

Un pays horloger tient dans cinq points sur une carte

Doubs

Besançon

Capitale historique de la montre française, centre d’assemblage et de microtechniques, siège du Musée du Temps.

Doubs

Morteau & le Haut-Doubs

Berceau de la haute horlogerie franco-suisse, du village de montagne à 750 mètres jusqu’aux ateliers de la vallée de Morteau.

Jura

Morez & Morbier

C’est là, dans le Haut-Jura, que la comtoise est née vers 1680, et que les mécanismes ont été produits pendant deux siècles.

Doubs

Franois & Héricourt

Le dernier bassin de fabrication des horloges de parquet, et l’un des plus anciens pôles horlogers du pays.

Transfrontalier

L’Arc jurassien

Une chaîne de montagne et de vallées qui relie la France à la Suisse : l’écosystème mondial de la microtechnique et de la précision.

À voir

Trois musées

Le Musée du Temps à Besançon, le musée de l’Horlogerie au château Pertusier à Morteau, le château de Joux dans le Haut-Doubs.

Pour finir

Une question, une adresse

Vous cherchez une horloge à restaurer, une manufacture à visiter, un mouvement à identifier ? Écrivez : la Manufacture Horloges Comtoises sert de point de contact pour tout ce qui touche à l’horlogerie comtoise, de l’objet ancien à l’atelier contemporain.